Honningsvåg, Norvège

Un escalier de montagne pour donner accès à la spectaculaire nature norvégienne à un plus large public

Peu de visiteurs ont la chance d’admirer le panorama exceptionnel sur les fjords et les montagnes depuis le sommet du Storfjellet. C’est ainsi que les Amis des marches du Cap-Nord ont eu l’idée d’employer les techniques uniques des Sherpas népalais.

Non loin du point le plus septentrional de la Norvège continentale, le célèbre Cap Nord, trône la montagne de Storfjellet. Cette géante recouverte de bruyère domine l’horizon de la pittoresque ville portuaire de Honningsvåg, d’où part un sentier panoramique pour rejoindre le sommet. Des sections difficiles privent toutefois de nombreuses personnes d’admirer les vues spectaculaires depuis le sommet, dont des touristes, qui contribuent beaucoup à l’économie locale.

Les Amis des marches du Cap-Nord forment une organisation dont l’objectif est de rendre le sentier plus accessible et de permettre ainsi à un public plus nombreux de contempler la nature dans toute sa splendeur, aux portes de la ville. Les visiteurs pourront traverser des flancs de montagne envahis par des fleurs sauvages, de la bruyère et des herbes qui attirent les rennes en été. Alors qu’ils approchent du sommet, les marcheurs traverseront des champs de blocs qui témoignent des forces vastes et éternelles qui ont créé ce paysage spectaculaire.

D’anciennes techniques de construction en communion avec la nature

Le sentier existant présente une montée régulière, avec quelques sections particulièrement raides. Grâce au financement de 100 000 NOK (environ 10 200 €) de la Fondation Hurtigruten, les Amis des marches du Cap-Nord ont pour objectif de construire des marches de Sherpas sur les sections les plus raides du sentier. Des artisans népalais qualifiés empileront de grandes dalles plates afin de former des escaliers de pierre qui s’intègrent parfaitement au paysage environnant intact. Au moins 1 000 marches seront nécessaires, présentant chacune une largeur minimum de 1,5 mètre afin de s’assurer que les gens puissent se croiser sans sortir du sentier.

Cette idée a été inspirée par d’autres constructions similaires en Norvège qui ont remporté un énorme succès. Ces projets ont également employé des Sherpas du Népal, qui ont utilisé leur expertise ancestrale pour construire des marches et des sentiers en pierre naturelle dans des paysages norvégiens similaires. Leurs techniques de construction sont en effet semblables à de nombreux aspects à celles historiquement utilisées en Norvège, mais tombées dans l’oubli depuis.

Un effort ciblé apportera de nombreux avantages

Le sentier étant relativement court et le départ facile d’accès, l’amélioration des sections difficiles ouvrira l’itinéraire à un public considérablement plus large, avec des conditions physiques plus étendues. En outre, l’amélioration du sentier vers le sommet de Storfjellet permettra aussi à plus de gens de suivre l’arête nord-est à partir de là, leur ouvrant l’accès à la nature sauvage environnante.

Outre l’accroissement de l’attractivité de la région pour les touristes, les améliorations du sentier canaliseront les visiteurs sur un itinéraire fixe et durable, évitant ainsi les dégâts dus à l’érosion. À cet égard, il est en effet crucial d’assurer la conservation d’une sépulture à Brochmannhaugen ainsi que la protection de la végétation qui en recouvre le monticule.

Ce projet constitue un précieux investissement, bénéfique pour la santé et le bonheur des futures générations de locaux et de touristes, tout en respectant et en protégeant le monde naturel.

Vous voulez en savoir plus ?

Rencontrez la compagnie qui emploie les Sherpas népalais pour la construction de sentiers en Norvège et découvrez des photos de leur travail sur leur site Web norvégien ici.

À propos des Amis des marches du Cap-Nord

Guidés par et en coopération avec l’Association de gymnastique et de sport de Honningsvåg, les Amis des marches du Cap-Nord œuvrent à l’élaboration des Marches du Cap-Nord, dont le processus de construction débute en 2022.

Plus d’informations sur l’avancement du projet en norvégien ici.